Ci-dessus figure la tombe du révérend Ichabod Wiswall (1637-1700), qui fut l'un des rédacteurs de la charte de 1692 unissant les colonies de Plymouth et de la baie du Massachusetts. Il fut également le précurseur des premiers sermons funéraires à Duxbury, petite bourgade côtière empreinte de mystères puritains.
Cette sépulture singulière a été mise au jour dans le cimetière de « Myles Standish », abandonné depuis 1789 dans des circonstances demeurées obscures. Si la symbolique du crâne ailé — classique memento mori — est déjà remarquable pour une sépulture de cette époque, la présence de motifs céphalopodes s'avère proprement stupéfiante et quasi unique dans l'iconographie funéraire coloniale de Nouvelle-Angleterre.
Localiser l'emplacement exact de cette pierre tombale ne fut guère aisé : il fallut de minutieuses recherches et plusieurs campagnes pour lever le voile sur son emplacement précis au sein de la nécropole. Fait troublant, le centre du site abritait autrefois deux pyramides de pierre, des monuments hautement inhabituels pour l'époque, les constructions funéraires pyramidales ne s'étant démocratisées qu'au XIXe siècle.
